Présentation

Jérémy Casseron

Auteur et chanteur de mes chansons, je me présente aux publics avec le groupe aLamanon début 2010. Je réalise plusieurs EP "Dom Juan", "Maria", "L'arbre aux papillons" et un album solo début 2014 avec "Souvenirs du réel". Aujourd'hui, Alamanon est du passé, il n'y a plus de groupe, c'est bien moi, Jérémy Casseron qui présente mes textes chantés aux publics.

Mes influences sont souvent des paroliers. Je suis un passionné, si le message me plaît, j'y reviens constamment. Brassens par exemple, a un bon moment occupé mes journées, et qui s'est plongé dans l'univers littéraire de Brassens sait de quoi je parle. J'ai découvert ce chanteur incontournable à l'age de 20 ans, et alors la littérature, qui est citée en clin d’œil partout dans ses morceaux. "Montaigne et La Boétie" "Emaux et Camées", "Manon Lescaut", "Le rut, le rut, le rut..." en parodiant "L'azur, l'azur, l'azur..." de Mallarmée, "Le Cimetière marin", etc. Avant Brassens, je m'étais intéressé aux morceaux de Brel. J'allais passer des après-midis lors d'un séjour en Irlande à Galway, écouter l'intégralité de ses morceaux un casque sur les oreilles dans une bibliothèque universitaire. On prétend que j'ai du talent pour interpréter Brel. Mais pour chanter Brel, il faut les mains libres et des musiciens à son service. Comme un certain Léo Ferré qui n'a jamais été aussi sublime que dans son interprétation des poèmes de Louis Aragon. Aragon le communiste que j'ai découvert bien sûr grâce à Brassens et sa chanson en son honneur, sur le même air cependant que "La prière" de Francis Jammes qui était un pratiquant catholique. Admirable synthèse du libertaire.

Avant la découverte de ses auteurs, mes premiers textes appris par cœur et scandés étaient ceux du RAP des années 80. IAM, NTM, Assassin, Mc Solaar et bien d'autres. J'ai gardé ce goût du flow de mes idoles, et j'aime de plus en plus le "parlé chanté", comme d'autres le "coupé décalé".  Il est assez intéressant pour mettre un texte en valeur de s'affranchir du rythme, bien que celui-ci ne bouge pas. Cette manière de jouer avec la diction, la rondeur ou l’incision des mots est une petite science oratoire qui permet d'imprégner plus rapidement l'esprit de l'auditeur. Il n'est pas que la mélodie, il est aussi le rythme de la diction qui s'enlace autour du rythme du morceau. Le RAP est une bonne école.

Enfin l'harmonica dans la bouche me vient de la musique folk américaine, et en particulier de Bob Dylan que j'ai beaucoup écouté. Je m'étais inspiré de ses "Chroniques", quand j'avais pris le nom du troubadour "Alamanon" pour mon groupe, quand il s'est produit toute sa carrière avec le nom d'un personnage poétique de la mythologie celtique "Dylan". Aujourd'hui, je m'intéresse de plus en plus à la musique traditionnelle. Et j'ai la sensation que la source de la musique folk ne vient pas d'ailleurs que la musique traditionnelle européenne, réécouter son album "Désir" pour vous en convaincre.

Après plusieurs années d'absence, où j'ai joué dans différents groupes pour continuer l’apprentissage de la musique et gagner ma vie, et où j'ai monté le label LAeA avec lequel je me produis, je reviens avec quelques chansons et la volonté de vous les entendre chanter.

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